La mort fait partie de la vie, c’est la phrase que l’on dit souvent mais notre rapport à la mort est souvent emprunte de peur. Je pense qu’elle l’est en partie par rapport à l’inconnu qu’elle suscite. Nous sommes habitués à vivre et ça nous savons ce que c’est , c’est tangible pour nous en revanche la mort par principe ne nous est pas palpable et donc inconnue.
La religion aide certaines personnes à avoir une idée de ce qu’elle peut être, elle les aident à réduire la peur en proposant une vision de l’au-delà et de part les prières permet de se connecter à elle.
J’ai découvert la mort à l’âge de 18 ans avec le décès de ma grand-mère et une culpabilité de penser que j’en étais l’instigateur mais la mort qui m’a le plus perturbée à été celle de ma mère.
Mais avant d’y arriver je souhaitais vous présenter les étapes qui m’ont amené à ce qui finalement est un épisode de ma vie triste et en même temps révélateur pour moi en espérant que cela résonne en vous si vous vivez ce genre de moment.
l'annonce de la maladie
C’est aux soixantes ans de ma mère que cela à commencé, elle partait tous les ans en vacances en caravane avec mon père et cette année 2004 elle a eu des déboires gastriques qui l’ont contrainte à rentrer.
J’avais l’habitude de l’appeler et cette fois c’est elle qui l’a fait et j’ai bien senti au son de sa voix que tout n’allait pas bien.
Ma mère était quelq’un qui ne montrait pas ses sentiments, qui cachait ses émotions. Elle m’a très bien transmis ça d’ailleurs même si j’essaye de passer au-delà, le transgénérationnel est tenace, en rédigeant cet article je travaille un peu cela au passage.
Je suis alors allé la voir à l’hopital et c’est là qu’elle m’a annoncé qu’elle avait un cancer.
Intégrer la nouvelle
C’est marrant parce qu’avec ma mère nous avions une relation très particulière. Nous étions très proche et en même temps dans une relation très conflictuelle.
Ma mère pouvait être très dure avec moi et ne pas montrer d’affection comme je le voulais en tout cas.
J’étais un enfant très sensible et c’est assez perturbant et stressant.
Néanmoins cette nouvelle m’a dévastée. Pour moi l’annonce d’un cancer c’était à l’époque la fin car même si j’avais déjà été confronté à la mort je n’avais jamais été confronté à la maladie.
Vivre avec cette idée
A l’époque je travaillais encore chez PSA sur le site d’AULNAY SOUS BOIS mais j’avais commencé à prendre un nouveau poste qui m’emmenerais (je ne le savais pas encore) vers un poste plus important au niveau du groupe. Je commençais alors à avoir des déplacements dans la FRANCE entière et un peu à l’étranger, passant parfois plusieurs jours à l’extérieur de chez moi.
maintenant que je vous en parle je le sais mais à l’époque je ne savais pas que les symptômes que l’allais commencer à ressentir étaient la suite logique du stresse engendré par cette annonce.
Je me souviendrais toujours la première fois où ça m’est arrivé. j’étais en déplacement à SOCHAUX et devait participer à une réunion importante ou j’allais prendre des responsabilités importantes (je me rappelle encore le sujet c’est fou), il faisait chaud et le bâtiment était très ancien. j’ai fait la lourde erreur de me placer à un endroit où je ne pouvais absolument pas sortir et j’ai commencé à faire des crises d’angoisses: vertiges, panique, nausées, etc….
début de l'errance médicale
J’étais à l’époque suivi par le médecin de famille de ma femme qui m’a fait faire tous les examens possibles et inimaginables: test d’effort, échographie du coeur, analyses sang, etc… et je me rappelerais toujours de ça aussi, c’est le spécialiste qui vous dit qu’il adorerait avoir votre forme. Quand vous pensez à chaque moment stressant que vous allez mourir je vous assure que vous avez juste envie de vous battre.
Comme évidemment je n’avais rien au niveau physique le médecin de famille m’a dit cette merveilleuse phrase “c’est dans votre tête” et m’a laissé partir comme ça sans aucune explication.
A partir de là j’ai continué à vivre avec ses crises d’angoisses fréquentes sans aucune aide possible.
Je sais que aujourd’hui pour ceux qui me connaissent ça parait étonnant mais à l’époque je n’avais pas le recul que j’ai, imaginez que ma famille ne jure que par les médecins et les médicaments, les pys sont pour les fous.
L'explosion finale
Ma mère à tenu 7 ans avec le cancer et malheureusement elle a perdu avec une généralisation en 2011. Elle c’est éteinte en JUILLET.
A l’époque j’étais alors à POISSY sur le projet 208 travaillant lundi et mardi de nuit et jeudi et vendredi de jour, ayant un chef toxique et étant à un poste qui emmerdait tout le monde. En en reparlant je ne sais même pas comment j’ai fait pour tenir mais j’ai tenu jusqu’à ce moment ou tout à décompensé.
C’est assez marrant parce que je me suis déjà rendu compte que quand je vis une émotion très forte mes capacités médiumniques s’ouvrent énormément et c’est ce qui c’est passé mais mon médecin de l’époque elle a conclu à un burn out. Elle ne devait pas avoir trop tort quand même et elle a commencé à me faire prendre dans anti dépresseurs. Il me faudra 10 ans pour arrêter. Elle m’a fait aussi découvrir l’hypnose.
Conclusion
C’est marrant et je sais que je vais outrer certaines personnes en disant ça et tant pis mais je pense que les évènements de la vie ne se déroulent pas par hasard. Ce sont des moments ou l’on vous met devant vous plusieurs chemins et ont voit celui que vous allez prendre.
Je ne pense pas que le décès de ma maman ai véritablement changé le destin de grand monde dans ma famille mais il a profondément reconstruit le mien.
J’ai découvert l’hypnose et l’accompagnement de l’autre et des années après il me permet de dire que je suis médium et de le proposer. Il m’a permis de quitter le salariat et l’industrie, milieu totalement toxique et de bosser à mon compte. Je ne vais pas vous rendre du rêve, c’est pas facile mais c’est mieux pour moi.
j’ai mis plus de 10 ans à comprendre que c’est la maladie de ma mère qui m’a tant bouleversé. c’est elle qui m’a changé même, amélioré je ne sais pas mais elle m’a ouvert à une autre version de moi.
On passe notre temps à avoir peur de la maladie et de la mort, à vouloir la repousser au maximum. Je sais de source sûre que la mort c’est magnifique, je sais qu’il ne faut pas en avoir peur, je sais que c’est la vie sur terre qui n’est pas naturelle pour nous et je sais que j’aime ma mère profondément, énormément. Je sais qu’elle a été chiante étant vivante, je sais qu’elle est kharmique pour moi et que c’est encore à ce jour compliqué mais je sais aussi que sans cette expérience ma vie ne serait pas comme elle est aujourd’hui.
Je sais mes propos vont vous paraitre totalement égocentriques mais au contraire car si moi ma vie n’était pas devenue celle-ci, celle d’est plus de 400 personnes que j’ai accompagnées ne seraient pas celles qu’elles sont aujourd’hui donc merci ma maman pour moi et pour ces plus de 400 personnes et les futures autres.


