Engagement personnel

Prendre son temps dans sa thérapie grâce à un engagement personnel et une comprehension que tout est holistique est la clef qui permet de traiter de manière correcte et efficace une problématique.

La société dites contemporaine et la médecine allopathique nous ont appris à gérer nos problèmes comme un mécanicien répare une voiture en urgence. On part du principe qu’à tout problème il ya une solution et on ne veut surtout pas que ça nous prenne trop de temps. Ajoutez à ce constat la société de consommation qui fait que l’on veut tout tout de suite et que maintenant les gens pensent consommer la thérapie comme tel et vous aurez le cocktail explosif qui fait que toute thérapie est vouée à l’échec.

Et tout ça c’est ancré fortement en nous depuis que nous sommes petit à travers nos parents qui ont appris la même chose que nous et le système qui nous enferme là-dedans.

Mais croyez-vous vraiment que ce soit la bonne solution, croyez-vous vraiment que simplement poser un pansement sur une plaie ouverte puisse être efficace à long terme? 

Si vous êtes du genre à penser comme moi que non, à penser qu’un problème vient de très loin dans le temps et de traumatismes cachés alors bienvenue dans cet article et ravi de vous proposer une réflexion que j’aimerais vous voir alimenter de vos propos et sinon prenez un doliprane et fermez cette fenêtre ou bien prenez la pilule bleue 🤣

Alain BAUD - thérapie en cabinet à CHATOU dans les Yvelines et en visio dans le reste du monde

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Comment s'est installée cette présence massive de la médecine allopathique?

La médecine allopathique, terme souvent utilisé pour désigner la médecine “conventionnelle” occidentale, s’est imposée progressivement à partir du 18e siècle, en s’opposant à d’autres formes de soins plus traditionnelles ou naturelles.

🔹 Origines du terme “allopathie”
Le mot “allopathie” a été inventé par Samuel Hahnemann, fondateur de l’homéopathie, au début du 19e siècle.

Il désignait par là une médecine qui combat les symptômes par leurs contraires, contrairement à l’homéopathie, qui traite par le « semblable ».

🔹 Avant le triomphe allopathique
Jusqu’au 18e siècle, la médecine était un mélange de traditions anciennes (grecques, arabes, médiévales) : saignées, purges, plantes médicinales, médecine populaire, etc.

Les guérisseurs, sages-femmes, rebouteux, et médecins coexistaient, parfois en opposition.

🔹 18e – 19e siècle : montée en puissance
Avec les Lumières et le développement des sciences naturelles, la médecine s’appuie de plus en plus sur l’anatomie, la physiologie, puis la microbiologie.

Des figures comme Claude Bernard (médecine expérimentale), Louis Pasteur (théorie microbienne), et Robert Koch vont fonder une vision plus scientifique et biologique de la maladie.

Création des premiers hôpitaux modernes et de facultés de médecine structurées.

🔹 20e siècle : institutionnalisation
L’essor de la médecine allopathique est favorisé par :

La découverte des antibiotiques (pénicilline),

Les vaccins,

Les grands progrès chirurgicaux,

La montée de l’industrie pharmaceutique.

Flexner Report (1910) aux États-Unis : réforme majeure des écoles de médecine, imposant des standards basés sur la biologie et la chimie → marginalisation des approches non allopathiques.

Mise en place de l’ordre médical, régulation stricte des pratiques.

🔹 Aujourd’hui
La médecine allopathique est la référence institutionnelle et légale dans la plupart des pays occidentaux.

Les médecines dites « alternatives » ou « complémentaires » sont souvent tolérées mais encadrées, parfois marginalisées.

On observe un retour d’intérêt croissant pour des approches plus holistiques, notamment dans le cadre de la médecine intégrative.

Ce que l’on peut observer c’est que cet essor de la médecine allopathique c’est mis en place dans un but scientifique, dans le but de rendre la médecine une science mais est-ce vraiment bon?

Cette vision de la médecine dites moderne a fait qu’au fur et à mesure nous nous sommes éloigné plus ou moins de la cause, de l’origine du problème. La médecine n’est pas la seule à blâmer car c’est aussi l’essor des technologies, de l’industrialisation et du marketing entre autres qui ont accéléré un mode de vie séparé du vivant.

Prenez une des dernière “avancées dans le domaine” la dites intelligence artificielle que nous souhaitons voir intégrer dans cette médecine justement pour en “améliorer” l’efficacité et “prédire” avant qu’il n’arrive la présence d’un cancer, est-ce que cela va vraiment faire du préventif? non, le préventif actuel est l’analyse mais qui en fait n’est pas du préventif puisque le problème est déjà présent quand on l’observe et le préventif futur sera d’imaginer que potentiellement il puisse arriver un problème. Dans les deux cas ce n’est jamais du préventif puisque le vrai préventif serait de modifier nos modes de vie afin qu’il n’aboutissent pas au problème. 

Mais revenons à la thérapie. ce que l’on me demande souvent c’est “combien de temps ça va durer?” pour 2 raisons: parce que l’on ne veut pas y passer trop de temps et parce que l’on ne veut pas que ça nous coute trop cher. Ces 2 raisons vont de paire avec notre mode de vie de consommation. Ce fonctionnement amène une déresponsabilisation de soi et de donner au thérapeute un pouvoir qu’il n’a pas.

Ensuite quand une séance remue on me dit :”Ecoutez cette fois-ci j’aimerais que ça soit plus doux!” mais c’est bien là, quand la séance a été perturbante qu’elle a été efficace. Parce que ça veut dire que c’est allé en profondeur chercher la cause racine, le truc qui dérange, le truc qui perturbe. 

J’adore observer en séance les non congruences, vous savez ces trucs que l’ont dit et qui ne vont pas du tout avec ce que l’on veut vraiment.  

mais alors et la psychothérapie dans tout cela

La psychothérapie est, selon moi, victime de son image. cette image d’une personne allongée sur un sofa, à parler avec un psy qui est derrière lui, qu’il ne voit pas et dont il entend les seuls mots “mmmmm mais encore?”. Et surtout cette image dans l’inconscient collectif que la psy c’est pour les fous.

L’hypnose n’est pas mieux car pour sa part on imagine MESSMER qui va faire un tour de magie et enlever le problème que l’on a en 3 temps 3 mouvements sans que nous n’ayons rien à faire.

Ces deux techniques pour ne citer qu’elles sont victimes de cette image qui sont elles-même amplifiées par des personnes peu scrupuleuses qui les marginalisent quand ce ne sont pas entre elles qu’elles le font.

Quel rôle joue les réseaux sociaux dans tout ça?

Les réseaux sociaux entretiennent pour leur part plutôt le côté consommation de la thérapie avec la rapidité de résultat et pour le thérapeute le côté “je dois me montrer pour exister et avoir des patients/clients” ce qui revient au même mais de l’autre côté du rideau.

Ils apportent une solution immédiate ou plutot la sensation d’une solution immédiate à un problème car en réalité vous allez faire l’exercice que l’ont va vous proposer puis vous allez vous dire ouahou c’est génial (ou pas) et passer au scroll suivant sans avoir pris le temps d’intégrer cela et surtout sans jamais le refaire de votre vie sauf si vous retombez dessus par hasard plus tard.

Ils donnent, dans le sens positif, accès à des techniques que vous n’imaginiez pas et dans le sens négatif il n’ancre pas ses techniques et vous donnent l’impression qu’il suffit du temps de la vidéo pour résoudre votre problème. 

L'influence du développement personnel

Comme toute chose il y a du bon et du mauvais et là-dedans il y a une vision de “celui qui sera le plus lumineux”, “celui qui sera le mieux protégé”, “celui qui dira le plus namasté en sortant d’un entretien et surtout avec le sourire. C’est bien d’être positif en effet mais c’est souvent culpabilisant et ça amplifie la consommation et ça empêche d’aller voir dans ses ombres.

Mais alors quoi faire?

Investir en soi je pense que c’est la réponse que je donnerais à cette question et investir dans le temps.

Et surtout investir sur la globalité, il n’existe pas une formule magique et on ne peut pas séparer notre être ni nos organes comme nous le fait penser la médecine. Il n’y a pas un problème qui vient d’un organe et si on agit sur cet organe on aura la solution, non la solution est multifactorielle et multi disciplinaire et la médecine c’est bien si ça s’accompagne d’autre chose: d’une hygiène de vie adaptée, d’un lieu de vie adapté, d’un environnement adapté, d’un passé étudié, etc…..

Il faut penser notre être de manière complexe et influencé par tout en nous et autour de nous. Et ça ca prend du temps et ça demande un investissement de soi dans un travail qui peut durer longtemps voir toute une vie car en plus nous évoluons. 

Il faut s’ouvrir à ce qui peut aussi nous intéresser ou nous faire peur et il faut aller voir ce qui est sombre en nous.

Ne pas penser non plus que la solution viendra de l’extérieur car c’est faux. Nous avons appris depuis petit à penser ça et à penser aussi que tous les problèmes viennent de l’extérieur mais en réalité la solution viendra de vous et avec l’aide de l’extérieur et bien évidemment l’extérieur infule sur vous mais VOUS êtes responsable de votre bien-être et de votre santé!

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